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Samedi 21 novembre 2009
L'enjeu du 24 novembre où sont prévues deux grèves parallèles, à la Poste et dans l'Education, sera d'encourager, au-delà du refus de la casse des services publics, un mécontentement largement partagé et de faire entendre le besoin d'un mouvement d'ensemble.

A la Poste, les salariés sont appelés par cinq fédérations CGT, SUD, CFDT, FO, CFTC à faire grève le 24 novembre et à manifester le 28 novembre, avec les usagers mobilisés dans les collectifs contre la privatisation. Dans l'Education, la FSU a programmé ce même 24 novembre une grève nationale avec manifestations au moment où aura été voté le budget 2010 qui prévoit la suppression de 16000 postes dans le secteur.

Ce sera la première fois, depuis la rentrée, que pourra s'exprimer à une échelle un tant soit peu large, le mécontentement du monde du travail. Car au-delà de la privatisation en cours de La Poste ou de celle à venir de l'Education nationale, c'est bien l'ensemble de la politique du patronat et du gouvernement qui est à combattre.

Une politique dont le seul objectif est de permettre àune minoritéde gros actionnaires qui ont fait main basse sur l'économie d'augmenter leurs bénéfices, d'attribuer des centaines de millions d'euros aux PDG et aux traders, de rançonner les finances publiques avec l'aide du gouvernement.

Pour le patronat et les plus riches, les mille et une manières d'abaisser leurs impôts, d'exonérer les cotisations sociales, de toucher les subventions publiques.

Pour ceux qui ne peuvent vivre que de leur travail, les licenciements, la précarité, les contrôles humiliants de leurs revenus pour prétendre aux maigres ressources du RSA, la hausse des impôts locaux et du forfait hospitalier, la baisse ou la suppression des remboursements des médicaments, les menaces contre les retraites et les attaques à venir au nom de la lutte contre les déficits.

Salariés en lutte contre les licenciements et les fermetures d'usines, travailleurs sans papier en grève pour leur régularisation, grève des postiers, participation massive au referendum contre la privatisation de la poste, tout montre que ce n'est pas l'envie de se mobiliser qui manque quand l'occasion en est donnée mais bien une perspective de lutte sérieuse et de mouvement d'ensemble.

Au début de l'année, le 29 janvier et le 19 mars, des millions de travailleurs avaient fait grève et manifesté, avec l'espoir que s'ouvre une telle perspective. Mais les directions des grandes confédérations syndicales, parce qu'elles se sont depuis longtemps laissé piéger par la politique de «dialogue social» du gouvernement, ont étouffé toute possibilité de donner une suite à ces journées. Prisonnières de leurs engagements, de la concertation autour de la «politique industrielle» de Sarkozy comme de toutes les réformes libérales en cours dont celle de l'Education, elles n'ont rien organisé depuis la rentrée qui puisse permettre l'expression du rejet de la politique du gouvernement.

Il est pourtant massif si on en juge tant par la cote de popularité de Sarkozy que par les dissensions qui, dans sa propre majorité, expriment la crainte des parlementaires de subir le discrédit du gouvernement.

Alors, à la poste et dans les établissements scolaires et universitaires, qu'on soit enseignant, lycéen ou étudiant, saisissons-nous de cette journée d'action pour exprimer avec le plus de force possible la colère du monde du travail contre ce gouvernement dont toute l'action vise à satisfaire l'avidité d'une minorité richissime au prix non seulement de la destruction des services publics mais de la régression de toute la société.

Galia Trépère
POSTE ET EDUCATION : le 24, une étape importante !  | NPA (19 November 2009)

Par Npa 28 - Publié dans : Services publics
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Samedi 21 novembre 2009

"Au cours du 20ème siècle, sous la pression des luttes sociales et sous l'influence du modèle soviétique, les Français ont conquis de nombreuses et importantes avancées telles que la sécurité sociale, la retraite par répartition, l'éducation pour tous, le droit du travail, mais également des services publics forts et au bénéfice de tous. L'article 9 du préambule de la Constitution de 1946 précisait que "tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité."

Avec la disparition de l'URSS, le déclin social amorcé quelques années auparavant a subi un coup d'accélérateur brutal et la priorité des classes dirigeantes capitalistes est apparue très clairement : liquider les services publics. Les raisons sont là aussi assez claires :
1) Le service public brasse une énorme quantité d'argent et représente donc un magot gigantesque que les ogres du capital ont bientôt fini d'engloutir. Et c'est bien de l'argent public, notre patrimoine commun, qui a été englouti par quelques gros actionnaires (Entre 1985 et 1995, on peut estimer à environ 200 Milliards de dollars les recettes des privatisations en Europe).
2) Le service public est financé par nos impôts, et c'est donc toute la société qui se cotise pour que la fermière du Poitou ait autant que possible le même accès à la santé, à l'éducation, aux transports, à la culture, aux moyens de communication... que le cadre parisien. En détruisant le service public, en fermant les hôpitaux, les écoles, les bureaux de poste... nous payons toujours les mêmes impôts, mais c'est autant d'argent que les dirigeants peuvent utiliser pour faire de gros cadeaux aux entrepreneurs et aux plus riches. Deux exemples parlants : le bouclier fiscal, qui plafonne l'impôt des grosses fortunes, nous a coûté 688 Millions d'Euros en 2 ans, soient les salaires annuels de 28.500 fonctionnaires, et la suppression de la taxe professionnelle, qui va coûter 11,5 Milliards d'Euros, représente les salaires annuels de 477.600 fonctionnaires !
3) La fonction publique est plus syndiquée que la moyenne, elle a donc une plus grande capacité de mobilisation sur les mouvements sociaux d'envergure. Casser la fonction publique, c'est casser à la foi la mobilisation sociale, et le dernier refuge où l'emploi n'est pas menacé dans le monde du travail (ce qui est d'ailleurs remis en cause par la loi « Mobilité », votée cet été au parlement).
4) En dernier ressort, en privant les classes populaires de services publics, on dérégule les prix, on fait ainsi exploser les tarifs (EDF, GDF, Poste, Santé...) et on rend les maigres salaires encore plus vitaux, et les salariés encore plus dociles."
Source: cercle communiste cité sur le blog de la CGT Philips de Dreux
Arme fatale du capital: la liquidation des services publics - Le blog de CGT PHILIPS EGP DREUX (21 November 2009)
 
Par Npa 28 - Publié dans : Services publics
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Samedi 21 novembre 2009
Le syndicat CFDT de la Caisse d'allocations familiales d'Eure-et-Loir (CAF) a déposé un préavis de grève pour les samedis 21 et 28 novembre et pour le 5 décembre. De source syndicale: «Les agents se disent sont usés par les méthodes de management et le comportement des cadres, mais également par le re-cours aux heures supplémentaires depuis un an.»
L'information en continu sur Chartres - Eure et Loir - Région centre (21 November 2009)

Par Npa 28 - Publié dans : Services publics
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Samedi 21 novembre 2009
"Les anciens salariés Flex ont défendu leur cause hier devant le conseil des prud'hommes. Ils contestent la validité du licenciement économique. C'était la seconde audience, la première, en octobre, concernait les cadres de l'entreprise dunoise qui a définitivement mis la clé sous la porte en 2008. Hier, c'était au tour de tous les autres anciens salariés: ouvriers, employés et agents de maîtrise.
Les avocats ont tenté de faire tout d'abord la preuve de l'absence de respect des obligations de reclassement, mais c'est surtout sur l'absence de motif économique que la plaidoirie de Maître Amiel, défenseur des salariés, était basée.
Le jugement a été mis en délibéré au 26 mars 2010. Rappelons que le tribunal administratif en octobre a prononcé la nullité du motif économique.
En fin d'audience, maître Amiel, était confiant vis-à-vis de l'issue de ce procès."

A écouter sur Radio Intensité
CHATEAUDUN - 166 ex-salariés de Flextronics aux Prud'hommes, délibéré en mars 2010 | Intensite.net (21 November 2009)

Par Npa 28 - Publié dans : Chômage
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Samedi 21 novembre 2009
Photo: wikimedia commons


"L'existence d'un cadeau fiscal accordé au patronat depuis le 1er janvier 2007 vient d'être rendue publique... Ce cadeau est pourtant loin d'être négligeable puisqu'il s'est traduit par un manque à gagner pour l'État de 20 milliards d'euros en deux ans !

C'est Didier Migaud, député PS et actuel président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, qui a levé le lièvre. Il avait découvert cette nouvelle exonération dans une annexe du rapport du ministère du Budget sur les dépenses fiscales.

Cette mesure exonère d'impôt en quasi-totalité les plus-values réalisées lors de la vente de certains titres de sociétés. Une mesure qui ne concerne pas le menu fretin, puisque les entreprises qui se sont partagé cette galette de 20 milliards d'euros ne sont que 6 200, ce qui fait la part à 3 millions d'euros en moyenne."

Lutte Ouvrière Hebdo - Cadeaux fiscaux au patronat - Ceux qui sont connus... et tous ceux qu'on découvre ! (16 November 2009)
Par Npa 28 - Publié dans : Fiscalité
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